17 novembre 2009

Si seulement ça pouvait suffire...

Toujours la même culpabilité.
Non tu n'y es pour rien et je ne t'en veux pas.
Mais je ne sais pas quoi faire ou comment faire.
Tu sais que tu m'obsédes vraiment? je n'arrête pas de penser à toi. A quoi tu penses? qu'est ce que tu fais? qu'est ce que tu veux? et je n'ai pas toujours la réponse et je m'en veux. J'ai vécu les pires moments lorsque j'ai appris que tu n'allais pas bien. Tu sais, je suis pire que maman finalement sur ce point, j'imagine toujours le pire et je crois que ça va se réaliser, et j'angoisse, j'angoisse à mort et je m'en veux encore et encore, surtout quand c'est toi.
Comment te dire encore je t'aime et que je pense à toi alors que je ne suis pas là quand tu as besoin de moi? tu m'en veux. Et tu as raison. Rien que pour cela j'ai envie de devenir un monstre insensible détachée, rien que pour ne plus te lier à moi, pour que tu ne crois pas que je puisse t'aider, pour que je ne dépende plus de toi, ni toi de moi. Mais je ne peux pas. Je ne pourrai pas. J'en mourrai. D'un coup en tout cas. Pas comme maintenant, à petits feux...
Pardonne moi.

06 novembre 2009

Free FATMA (Arabica)!!!!


Ils ont osé. Encore une fois.
Ils ont osé démontrer leur betise et leur étroitesse d'esprit.
Ils ont encore confondu politique et citoyenneté.
Ils nous ont vomi leur ignorence et leur agressivité.
Ils ont osé nous foutre la honte pour la nième fois et nous prendre encore pour des débiles sans volonté.
Et ils n'ont qu'un mot à dire pour ceux qui les contre-disent de l'extérieur: SOUVERAINETE. Encore faut il qu'il sache ce que cela veut dire! Ils l'oublient lorsqu'ils vont quémander de l'argent à droite et à gauche parce qu'ils ont mal géré celui du contribuable!
Mais il ne faut pas se taire. Il faut arreter de se taire parfois. Continuer à croire que ça va changer et faire ne serait ce qu'un peu pour que ça change.
Alors libérons Fatma (alias ARABICA) et réclamons notre droit à la parole!

10 septembre 2009

Chez l'estheticienne...


Elle: vous n'êtes pas partie en vacances? (i.e: vous êtes blanche comme un cul)

Moi: euh si, mais je n'aime pas bronzer....




Elle: vous faites des soins de visage?

Moi: euh non, pas vraiment je ne suis pas fan

Elle: vous savez ça ne peut faire que du bien à votre peau: ça enleve les points noirs (moi dans ma tête: 'tain t'as des yeux ou une loupe??), et la peau morte (moi dans ma tête: euh bah c'est normal c'est le changement de saison!!! je pele un peu et alors hein?!). Et puis ça vous permet de préserver votre peau car avec le temps elle perd de sa fermeté...(euh t'es entrain de dire que je suis vieille c'est ça??)...nous avons des forfaits avec un soin offert si vous voulez...

Moi: euh, oui je reviendrai la semaine prochaine si je suis interessee, je vais y réfléchir un peu.

Elle: ah mais ce sont des trucs que l'on ne propose pas souvent, je ne suis pas certaine que la semaine prochaine on aura la meme offre (ah wé? tu me prends pour une blonde? bah vous en ferez d'autres!)....sinon, nous avons aussi des produits pour l'entretien de la peau des anti-machin et du gommage truc, c'est très efficace...(et elle te sert l'astuce pour ne pas oublier d'utiliser les tubes que tu vas acheter).

Moi: ahein, oui intéressant (la cire est un moyen de torture qui peut être redoutable par moments! je ne pouvais pas lui balancer ce que je pensais ou lui dire mais fais ton taf et ta gueule bordel! je sais lire les brochures!). euh, oui c'est ça, je prends le bidule qui fait anti-truc, oui je suis sure que c'est efficace!

Merci au revoir et à bientôt (avec le sourire en prime, non pas de pourboire, faut pas exagèrer quand même!)

09 septembre 2009

Egalité homme-femme?

En lisant la dernière note de mani (que je salue au passage:)), me suis dit: "mm décidément on ne va pas sortir de cette vieille gueguerre de vous les femmes, nous les hommes".

Les femmes qui avouent qu'elles sont compliquées ont au moins le mérite de prévenir que ce ne sera pas simple dans leur tête et dans leur coeur. Je connais de très rares hommes qui avouent dés le début qu'ils sont des connards finis.

Je continue à croire que l'être humain est compliqué. Il n'y a que nos préjugés qui rendent les relations entre les deux difficiles (les hommes sont cons, menteurs etc/ les femmes sont compliquées, ne savent pas garer une voiture, vicieuses etc).

L'égalité homme-femme marchera à merveille le jour où conscients de nos différences, nous apprendrons à connaitre l'autre sans vouloir à tout prix retrouver en chacun de ses gestes, mots, aveux, les préjugés avec lesquels on a grandi mais juste une ouverture pour apprendre à l'apprivoiser.

05 septembre 2009

Private joke:)

...

02 septembre 2009

Angoisse

Trois ans à Paris déjà, oui comme toujours le même constat: comme le temps passe vite. Non pas de bilan, pas maintenant, pas ici.
A chaque retour au pays, les mêmes questions: est-ce que j'ai changé? Est-ce qu'ils ont changé? M'aiment ils encore comme avant? Ai-je ma place comme avant? Pourrai-je encore me sentir parmi ma famille et mes amis comme avant: chez moi? Passés les premiers jours de vacances, Paris me manquera-t-elle?
A chaque retour à Paris, les mêmes interrogations: qu'est ce que je suis allée chercher ailleurs? Pourquoi je ne reste pas ici parmi les miens? Quand est-ce que je vais revenir? Comment seront-ils à mon prochain retour? Et moi donc?
Un ami m'a dit une fois que ma sensibilité et mon attachement me torturaient et risqueraient de m'empêcher de vivre. C'est peut être vrai à certains égards. Ce que j'ai récolté de cet exil, c'est l'angoisse. Elle était déjà présente lorsque je vivais parmi les miens, mais c'est devenu pire avec le temps et la distance. Ce sentiment qui te prend en plein milieu de la nuit pour te faire vivre les pires cauchemars et les pires scénarios tout en ayant les yeux ouverts! Imaginer qu'il arrive malheur à ceux que tu chéris le plus au monde alors que tu es loin, tu dors paisiblement. Une vraie torture à l'origine de nuits perturbés et de sanglots étranglés. Horrible angoisse, prendra-t-elle fin un jour?

29 juin 2009

Un peu de musique pardi!

Les illuminés de Hoda BARAKAT

" Comment la distraire, l'endormir, afin que le temps passant, elle reste avec moi. Car je sais que personne ne peut m'aimer longtemps. Personne ne m'a aimé assez longtemps pour que telle une sangsue, ma passion prenne le temps d'enfler et de tomber d'elle-même, repue et heureuse. Les autres et moi, nous ne nous manquons jamais. Tel un gibier traqué, nous pressentons d'instinct le fossé de notre mort imminente. Personne ne m'a aimé suffisamment pour que je me retrouve sur le chemin, cherchant à reconnaître mon amour abandonné, tel le samaritain sur le bord de la route, se débattant dans ses blessures purulentes, dans son amour pour moi"
Page 82

"Annonce à n'importe quelle femme qu'elle est libre et tu verras que spontanément il ne sort d'elle que mauvaises idées. Tu verras que tout cela n'est qu'un jeu consistant à persuader en public, à exposer son corps aux regards et à l'aventure. Quelle que soit la force de sa passion, elle ne se contente pas d'un seul mâle, non par amour du sexe mais par frivole attrait du jeu, du badinage et du caprice. Et si le corps des hommes lui répugne, ou que sa morale et son éducation stricte la contraignent, il lui restera le regard. Telle est la liberté qui nous fera chavirer quand nous sortirons tous de nos intérieurs pour débouler dans les rues larges et balles, violemment éclairées. La fête générale. Elle et nous, et l'inéluctable catastrophe de notre ressemblance."
Pages 101-102

"Quand tu parles, tu dois oublier la manière dont les autres t'écoutent. Car les autres possèdent leur propre grille qui attire, telle une limaille, les mots égrenés pour reconstituer des phrases par quoi ils te répondent.
Personne n'écoute la mélodie de ta voix. Personne n'écoute la musique de ta gorge ou ne voit les courbes de ta voix s'étaler comme des galettes de pain dans le ciel. Personne n'écoute le mouvement sortant du pharynx et des bronches, des lèvres séches ou de la mâchoire tremblante. Ils captent les mots sans les vibrations des syllabes, et avec eux ils construisent l'architecture d'une rèponse. Ils répondent par le calcul, le tri et le classement; car ils recherchent l'implicite, le sous-entendu, le pour ou le contre, ce qui de toi leur revient, qu'on t'a sans doute confié il y a longtemps. Ils s'accrochent au ruban de la parole qui, à peine apparu sur le bout de ta langue, devient un objet de priorité puisque l'autre extrémité est déjà entre leurs dents.
Pages 106-107

" Je lui dis: "Ne me demande pas de comptes comme le font les autres. Ecarte ma voix et pense à moi sans préjugés, si tu m'aimes. Je te dirai sans doute aujourd'hui des choses différentes, voire contraires à celles de la veille. Telle est ma rengaine, telle est en ce moment la volonté de mon âme: déambuler et quérir; dans la douleur de la contradiction. Devant toi, je n'ai pas proféré de paroles sensées, ni hier, ni aujourd'hui. Je t'ai raconté autre chose, une autre histoire, puisqu'elle contredit celle de la veille, une histoire sur moi. Je t'ai menti, je le reconnais, mais considère l'épreuve que je subies à raison de mon mensonge, forcé que je suis de nier, de feindre et de démentir. Le plus simple pour toi serait de saisir mes paroles contradictoires, de les assembler, de les relier et d'y déceler un mensonge. Le plus simple serait de découvrir une idée qui en dément une autre. Alors, tu seras pareille aux autres, tu entendras mes paroles, mon mensonge que je ne cherche pas à bien camoufler et tu ne me verras pas. Tu seras émerveillée de ta propre intelligence et tu en tireras fierté. Tu seras pareille aux autres: tu ne m'aimeras pas et je te perdrai. Je manquerai l'occasion que tu m'offres de m'aimer. Par conséquent, je n'apprendrai pas et ne tirerai aucune lecçon. Je mentirai encore plus, plutot que de me taire et de m'abstenir, et je me livrerai au mensonge qui sera dés lors plus construit, plus appliqué, et les gens ne seront pas malheureux de découvrir et d'en repérer les points faibles. Alors, je leur présenterai des paroles qui les comblent et leur ressemblent; et le dialogue s'établira. Je ne leur offrirai pas ma voix. Je ne leur offrirai pas ma bouche menteuse dont la mélodie renvoie à la totalité de mon corps."
Pages 108-109


Vous croyez vraiment que la folie peut vous épargner? détrompez vous! Le roman de Hoda BARAKAT en est la preuve. Un homme ordinaire qui sombre dans la folie.. est-ce l'amour qui le rend fou? peut-être les événements qui se passent dans son pays, le liban? Roman à la fois dérangeant et passionnant. Cet homme est-il fou d'amour? fou tout court? mais il est tellement lucide par moments! il est tellement passionné! trop peut être jusqu'à ne plus répondre de ces actes.. la couverture rappelle une des scènes du bouquin, le rouge de la passion..

Je recommande vivement ce bouquin:)

25 juin 2009

oui juste ça

:)))

15 juin 2009

...

Jours avec..

Jours sans...

et meme pas la force de parler.. d'écrire..

les mots peuplent ma tete sans sortir...

des jours tristes...

des jours joyeux...

mais pourquoi? comment? quoi faire? que dire?

des envies de crier, de gueuler, de pleurer...

08 juin 2009

Mes films de la semaine

La liste des films que j'ai vu récemment est un peu longue (merci les vacances scolaires!) mais bien évidemment, ils ne sont pas tous bon à voir.

Je commence par les deux navets de la semaine:

  • Women (de Diane ENGLISH, 2009) : adaptation du film de Cukor « femmes » sorti en 1945! (L'original passe actuellement dans une salle parisienne mais la version américaine m'a tellement dégoutée que je n'ai pas pu me faire subir le supplice d'aller le voir). Alors, les actrices botoxées, siliconées, très à la mode ou presque ce n'est vraiment pas à mon goût. D'habitude, j'aime bien Meg Ryan mais là je trouve qu'elle a été vraiment mauvaise. Rien que des clichés dans ce film: les personnages: on retrouve: la black lesbienne, la carriériste célibataire, la femme au foyer avec une ribambelle de gosses et pour finir l'épouse intelligente dévouée mais un peu négligente qui est cocufiée par une bombe latinos. Bref, les dialogues sont à mourir d'ennui, les scènes, tout vraiment.. si vous avez deux heures de temps à perdre, vous pouvez aller voir ce film, autrement, il est vivement déconseillé et il nuit gravement à la bonne humeur des personnes.

  • Je vais te manquer (de Amanda STHERS, 2009) : oui, j'aime les films français et je vais les voir le plus possible! Et là, chplaf! Dans la gueule! Encore deux heures de perdues! La seule interprétation moyenne est celle de Carole Bouquet. Le reste est vraiment vraiment horrible à voir: l'interprétation des acteurs, l'histoire, les dialogues, les plans, et surtout la fin (oh mon dieu c'était le coup de massue qui m'a achevé). La réalisatrice a raté les plans du début et de la fin qui se voulaient beaux et symboliques! Et c'était à mourir de rire, tellement c'était encore une fois cliché! Je suis sortie de la salle en courant, ne pouvant supporter le débat avec la réalisatrice et deux actrices du film, j'avais assez perdu de temps pour cette soirée là!

Ayant subi donc ces deux films très très mauvais, j'avais essayé de me rattraper avec d'autres films (mis à part the big lebowski que j'avais vu une semaine avant). Et cela donne par ordre de préférence:

  • Departures (de Yojiro TAKITA,2009): bon je ne sais pas si c'est le fait d'avoir enchainé deux films qui a augmenté ma sensibilité mais j'avoue que le film m'a fait chialer! A cause des effets « violon », de certains plans un peu lents, de l'expression de visage de la femme du personnage principal etc, rien d'extraordinaire dans ce film mais l'histoire est intéressante, une sorte de réconciliation avec la mort, les gestes du croque mort ressemblent à ceux d'un artiste devant son œuvre. J'ai beaucoup aimé à chaque fois cette rencontre du croque mort et des cadavres et j'ai fini par pleurer. On ne perd pas son temps en regardant ce film mais disons que ce n'est pas un chef d'œuvre du cinéma.

  • Blood simple (des frères COEN; 1983): un petit brouillon pour préparer leur film culte (enfin pour moi) : the big lebowski. Comme d'habitude, les frères Coen présentent une histoire où l'action des personnages se mêlent et s'entremêlent sans réelle causalité et sans qu'ils comprennent eux-memes, le pourquoi du comment! Un délire modéré donc mais agréable à regarder.

  • Mulholland drive(David Lynch, 2000) : Mon unique expérience avec Lynch avant de regarder ce film a été Inland Empire. A l'époque, j'avais regretté et le temps passé et l'argent pour le ticket... le délire lynchien était un mystère pour moi et je me suis jurée de ne plus me laisser prendre par des avis de pseudo-psychologue-frustrés. Mais le visionnage de Mulholland Drive a changé mon avis: Lynch peut finalement faire des films qui n'obligent pas à être dans sa tête ou à se taper son enfance, adolescence, ses séances de psy, les critiques, les doc pour expliquer ces films etc etc, je n'ai vu le film qu'une fois! Et ce n'est pas assez pour comprendre tous les symboles qu'il contient. Il n'en reste pas moins que la construction scénariste est énorme dans ce film. La première heure du film peut paraître à prime abord, longue et ennuyeuse avec une histoire des plus classiques. Mais l'enchainement des événements qui va suivre est carrément jouissif, quand tu commences à te rendre compte qu'il s'agit de rêve, de délire et que les personnages ne sont pas vraiment ceux que tu as suivi depuis le début etc. Complètement tordu ce mec! Vraiment! N'empêche, je regarderai volontiers un autre lynch, histoire d'effacer une fois pour toute le souvenir de Inland Empire...

  • The big lebowski (des frères COEN,1998): ne cherchez pas la linéarité dans ce film! Il n'y en a pas tout simplement! Ce qui pourrait rapprocher ce film au qualificatif de « délire total ». Eh oui! Une œuvre où on rigole du début jusqu'à la fin (mais pas d'un rire bête), de surprise en surprise, les frères Coen transportent carrément le spectateur grâce à leur dérision (auto-dérision?) et leur humour!

  • Antichrist (Lars VON TRIER, 2009): le dernier film de lars a fait polémique avant et après sa sortie. Et il y a de quoi! Ce n'est pas un film qui laisse indifférent. J'ai regardé ce film avec beaucoup de scepticisme: d'abord parce que je n'ai pas du tout aimé la bande annonce (et après avoir vu le film, je trouve que cette dernière ne le sert vraiment pas!) et ensuite parce que la petite Gainsbourg je préfère la voir sur des photos de magazine que de la voir dans des films ou dans des interviews. Et j'avoue que je me suis trompée sur toute la ligne! Dés le prologue, j'ai été captivée! Ce film a une esthétique que je trouve fabuleuse. Pour ma part, le film aurait pu s'arrêter au prologue, tellement j'ai aimé! La musique, les plans, la chute de l'enfant qui sonne comme une envolée vers le paradis etc.. la suite est loin de décevoir: le processus de deuil tel que présenté, le délire des deux personnages, la démence de la petite Gainsbourg etc... Excellentissime! Petit bémol à ce chef d'œuvre: la violence de certaines scènes (surtout à la fin. Âmes sensibles s'abstenir) et la thèse assimilant toutes les femmes à des diablesses qui ne me convient pas (et qu'on ne me dise pas que justement il a essayé de défendre cette thèse grâce à la position et arguments du mari. Je ne suis pas d'accord évidemment car je crois que c'est là toute l'intelligence du réalisateur: essayer de défendre cette thèse par l'homme (mais juste un peu) et finir le film par la victoire de cette thèse vu l'état de démence du personnage féminin principal à la fin. J'ai adoré malgré les instants où j'ai été mal pendant ce film! Et je le recommande vivement!

  • Torch song trilogy (Paul BOGART, 1990, passe actuellement dans les salles parisiennes): homophobes s'abstenir! En allant voir ce film, je ne connaissais ni le film, ni l'histoire, ni le réalisateur. Et quelle belle découverte! J'ai aimé chaque instant de ce film! Très émouvant! Interprétation magistrale de Harvey Fiersten! La problématique posée est celle de l'acceptation de l'homosexualité (masculine) aussi bien par la famille que par la société. Pas de clichés! Un enchainement où on ne s'ennuie pas du tout et un fond de chansons jazzy qui m'ont réjoui tout au long du film. A voir, a revoir et à recommander!

16 mai 2009

Je l’aimais…ou la malédiction de « il 3ichra »

Roman de gare transformé en film de jours de déprime ou de sentimentalisme poussé ou juste lorsque tu as fait augmenter le chiffre d'affaires de Kleenex (en achetant des mouchoirs et des tampax). Le roman de Gavalda ne laisse pas des souvenirs particuliers, juste quelques moments de plaisir en le lisant, le film ne déroge pas à la règle. Ce n'est pas un chef d'œuvre à voir et à revoir. Juste un film qui ne te fait pas regretter les deux heures de ciné mais dont tu ne garderas pas des images fortes surtout avec une fin qui te laisse sur ta faim. L'interprétation de Daniel Auteuil est très appréciable et constitue le point fort du film.

Ce qui m'est resté de ce film :

Je me suis toujours posée la question en observant surtout les couples qui m'entourent sur le fait de rester avec une personne avec qui rien ne nous lie plus. Ce qu'en Tunisie, nous appelons « il 3ichra » a été la réponse qu'on me donnait généralement pour expliquer la survie de couples qui ont fini par oublier ce que l'amour voulait dire, qui n'ont gardé en commun qu'un petit papier signé des années auparavant et des enfants qu'ils s'acharnent à faire grandir. Ce qui les lie aussi ce sont les courses évidemment, un lit partagé devenu plus froid que les sentiments qu'ils portent l'un pour l'autre. Bon, il se peut que j'exagère un peu, le tableau n'est pas si noir que ça, peut être pas pour tout le monde. Mais si je venais à imaginer la situation présentée dans le film comme une réalité qui me concerne. Deux cas de figure se présentent, je suis à la place de Daniel Auteuil : marié, deux gosses, rien de plus normal, et un jour je rencontre une personne qui non seulement me fait perdre la tête mais je me rends compte que c'est l'amour de ma vie. Que faire ? Tout plaquer pour faire vivre cet amour le plus longtemps possible ? Rester avec les miens même si j'aurai l'impression de mourir chaque jour, détester celui qui partage ma vie jusqu'à la mort parce que je me suis rendue compte que je ne l'aimais pas tant que ça au final ? Ma « rationalité » me dicterait plus le premier comportement que le second, je n'aime pas les situations de complaisance, je sais que ce n'est pas raisonnable, égoïste même mais je me dis qu'ils finiront par comprendre. Mais ce qui me ferait peur c'est de me dire que peut être dans le nouveau couple l'un des deux découvrira peut être un jour que finalement ce n'était pas l'amour de sa vie qui était là…

Le deuxième cas de figure est la situation où je serai celle que l'on trahit, on me quittera pour d'autres amours. Que faire ? Rappeler à l'autre des sentiments lointains auxquels peut être moi-même je n'y crois plus ? Dire ma peur de quitter cette situation « stable » comme l'a fait la femme de D. Auteuil dans le film ? Laisser partir l'autre même si cela fait mal, même s'il faudra tout recommencer à un âge où on croit que rien n'est plus possible surtout en amour ? Je serai évidemment plus pour cette dernière possibilité, je prendrai en horreur d'être avec quelqu'un qui pense à tout sauf à moi, qui croit que son bonheur est ailleurs et qui finira à mes côtés en regrettant sa vie jusqu'à ces derniers jours.

Je sais que dans la vie cela ne se passe pas vraiment aussi facilement, surtout lorsque l'on t'apprend : qu'on n'est amoureux qu'une fois, que refaire sa vie amoureuse est pratiquement impossible surtout si tu as des enfants, que l'amour ne dure que quelques mois voire quelques années, que la routine finit par tuer les sentiments et que ne perdurera que « il 3ichra » qui te fera supporter la vieillesse de l'autre et la tienne et fera du couple de vrais bons amis….

16 avril 2009

Ça doit être l’odeur de la naphtaline…

Il y a des moments comme ça. Le silence et je suis heureuse. Pourtant ce ne sont pas les événements qui m'ont agacé, énervé, frustré etc qui manquent. Mais juste pendant quelques instants. Tout oublier et sourire.

PS : Non mira, je n'ai rien bu, fumé et je ne suis pas amoureuse :p

30 mars 2009

Le fil de Mehdi Ben Attia

J'ai été conviée la semaine dernière à une projection en avant-première du dernier film de Mehdi Ben Attia. Je ne connaissais ni le réalisateur, ni sa filmographie. J'ai juste accepté l'invitation d'un ami et me suis fiée à son goût (une fois sur place, j'ai su qu'il n'était pas plus informé que moi sur le film).

  • Première découverte : le film s'appelle « le fil »
  • Deuxième découverte : Claudia Cardinale joue dans le film
  • Troisième découverte : c'était une avant première (oui je l'ai compris sur place aussi ! tu m'aurais prévenu j'aurai peut être fait un effort au moins pour les baskets :p)

Bon, ceci dit, je peux passer au film. Pitch : Malik, fils unique d'une famille plutôt riche en Tunisie, a passé quelques années à l'étranger. De retour auprès de sa mère (Claudia Cardinale), il voulait lui avouer son homosexualité. S'en suit, des histoires d'attirance, d'amour, de révélations, de disputes, d'hypocrisie sociale, de mensonges etc ..

Bon, je ne peux pas en dire plus sur l'histoire pour vous laisser le plaisir de la découvrir (ou pas). Ce que j'ai beaucoup dans le film :

  • Une histoire bien ficelée et bien filmée (oui toujours cette même appréhension quand je vais regarder des films « tunisiens »),
  • Le jeu des deux acteurs principaux et aussi la magistrale Claudia Cardinale
  • Et surtout l'absence totale de pudeur avec la caméra : les scènes où malik et son copain font l'amour sont d'une sensualité inouïe, la relation des corps avec la caméra est naturelle et se dégage du tout une sensibilité qui ne laisse pas indifférent.

Ce que je n'ai pas vraiment aimé ou ce qui ne m'a pas touché:

  • Le happy end, un peu forcé à mon goût (mais c'est le choix du réalisateur que je respecte).
  • Le fait de présenter l'homosexualité en tant que problématique spécifique à une classe aisée en Tunisie (je sais que là aussi c'est un choix du réalisateur et qu'il n'a pas à traiter un sujet sous toutes les facettes etc, mais bon)
  • Que l'on réduise l'homosexualité à une relation complexe avec l'un des deux parents voire les deux.

C'est vraiment dommage que ce film ne passera pas en Tunisie (mais bon qui sait). Sa sortie officielle en France est prévue le 02 septembre 2009.

Biographie de Mehdi Ben Attia :

Né en 1968 à Tunis, en Tunisie. Après un DEA de Sociologie Politique à l'Université de la Sorbonne à Paris en 1993, il a été co-scénariste de certains épisodes des sitcoms H et Eva Mag diffusés sur Canal Plus, puis il a écrit un scénario de long métrage, La Fêlure, en 1999, en collaboration avec Zina Modiano. Il a, par ailleurs, collaboré au scénario de Terminus des Anges, d'André Téchiné, tourné au Maroc. Mehdi Ben Attia a également été acteur sur un court métrage de Zina Modiano, Grogne.

Source : http://www.africultures.com/php/index.php?nav=personne&no=4645


 


 

22 mars 2009

Cinéma en Tunisie by ismaël

Une vraie bouffée d’oxygène ce bouquin ! voila un moment que je n’ai pas pris autant de plaisir à lire un bouquin, et la semaine dernière (lors du festival du film tunisien et grâce à la suggestion de Mira), je me suis procurée le bouquin de ismael: Cinéma en Tunisie : Kaléidoscope de l’année 07/08.

Les remarques de certaines personnes qui ont vu le bouquin entre mes mains ou qui en ont entendu parler : « il s’est fait au moins 3 millions d’ennemis avec ce bouquin », « ah quand même, l’éditeur aurait pu faire un effort pour la couverture ». J’ai commencé la lecture le soir même (oui à 5h du matin !) car je ne pouvais attendre de découvrir ce qui se cache derrière une couverture aussi moche, un titre aussi neutre, un nom d’auteur aussi « impersonnel ». Et je n’ai pas été déçue !

Ce livre se savoure de la première à la dernière page : une critique constructive du paysage cinématographique en Tunisie invoquant tous les acteurs de ce secteur : producteurs, exploitants, réalisateurs, structures d’appui, journalistes, structures étatiques. Tout est passé en revue et présenté de la façon la plus réaliste (donc pas vraiment positive). J’ai beaucoup aimé le style de Ismaël, sa façon de critiquer et de ne pas mâcher ses mots, de présenter des propositions de solutions, d’étudier en profondeur les causes du mal être de ce secteur aujourd’hui et de parler de façon claire sur son devenir si rien ne sera fait pour le sortir de sa situation catastrophique.

J’ai adoré chaque page de ce bouquin ! J’espère que les personnes du milieu qui le liront, laisseront de côté leur égo pour voir dans ces pages une vraie solution pour le cinéma tunisien en présentant: un état des lieux de ce secteur, de son potentiel et de ses faiblesses et des propositions pour aller de l’avant.


08 mars 2009

Avortement: pour ou contre?

Aux infos ce soir : une fille mexicaine de 9 ans enceinte de jumeaux suite à un viol par son beau père a avorté suite à une décision de sa mère. L’évêque a décidé d’excommunier la maman et l’équipe médicale qui a fait l’intervention car dit il : « il faut protéger la vie ».

Malgré le fait qu’à une époque certains principaux religieux étaient vraiment présents dans ma vie, je n’arrive pas à comprendre ce genre de réactions. Il s’agit d’une gamine ! violée ! Et qui devra éduquer des jumeaux alors qu’elle n’est pas sortie de l’enfance ! d’autant plus que cette grossesse met en péril sa santé ! Et certains trouvent à dire sur le fait qu’elle avorte ? Je ne comprends vraiment pas !

Non, je n’avorterai pas personnellement si je tombe enceinte. Je crois qu’une vie doit être protégée et aimée mais je crois encore plus à l’importance d’avoir le choix et de ne pas être jugée pour les choix que l’on fait pour quelque raison quelle soit. Avorter parce qu’on a été violé, parce que ce n’est pas le moment, parce que l’envie de donner et d’aimer n’est pas là reste un choix ! un choix à préserver pour chaque femme ! Alors l’homme de religion qui excommunie la mère qui a pris la décision ne sera pas là ni pour élever, ni pour se lever la nuit, ni pour nourrir, ni pour aimer, ni pour punir, ni pour travailler et trouver les sous, alors la morale à deux sous juste pour se donner bonne conscience peut etre aussi un choix mais pas le meilleur à mon sens !

Accessoirement, bonne fête ! mais je vous souhaite une bonne fête tous les jours.